Cette année, du 21 au 24 avril 2010 se déroulera la spectaculaire course de ski alpinisme de la Patrouille des Glaciers. La course relie Zermatt à Verbier (53km, 110km effort, 3994m de dénivelé positif pour 4060m de descente) pour le grand parcours et Arolla – Verbier (26km, 53km effort) pour sa portion réduite.
Les spectateurs non habitués qui désirent assister à cet évènement se heurteront donc à la question de savoir où aller pour en voir le plus, en fonction des affinités de chacun. Parcours de haute montagne, la Patrouille des Glacier n’est pas accessible sur tout son parcours, détaillé ci-dessous :
Le départ des concurrentes et concurrents, à Zermatt, a lieu dans un décor des plus impressionnants. Tout le village assiste au passage des patrouilleurs sur les premiers kilomètres en direction de Stafel. Les 1000 premiers mètres de dénivellation sont généralement parcourus à pied, les skis attachés au sac de montagne.
Arrivés à Stafel, les patrouilleurs chaussent leurs skis et suivent le tronçon, relativement plat, qui les conduit au poste de Schönbiel. À partir d’ici, le parcours devient très pentu par-dessus la partie appelée Stockji-Mauer, et ceci jusqu’au point culminant de l’itinéraire, la Tête-Blanche (le poste se situant à 3650 m). Pour des questions de sécurité, les patrouilles forment des cordées. Elles restent également encordées pour la descente de la Tête-Blanche au col de Bertol (3279 m), ce qui est physiquement et psychiquement exigeant au plus haut degré, compte tenu de l’obscurité et du fait que les patrouilles s’y suivent de très près.
La longue et éprouvante descente du col de Bertol jusqu’à Arolla (1980 m) est suivie d’une nouvelle ascension au col de Riedmatten. Pour le passage d’une dépression étroite sur les derniers mètres jusqu’au col et le premier tronçon sur l’autre versant, les skis sont à nouveau fixés sur le sac de montagne. À partir de là, les patrouilleurs descendent vers le lac des Dix, lac artificiel formé par le barrage de la Grande Dixence. Aux participants de décider si, le long du lac, ils souhaitent accomplir le parcours horizontal jusqu’au poste de La Barma en utilisant des peaux de phoque ou en pratiquant
la technique du pas de patineur (skating). La décision dépendra des réserves de force dont disposeront encore les patrouilleurs.
À partir de La Barma, la montée jusqu’au pied de la Rosablanche conduit à travers un couloir d’une longueur approximative de 200 m, fort incliné, qu’il y aura lieu de gravir, à pied. La Rosablanche est sans doute le point d’orgue de toute la course. En effet, la plupart des patrouilles y passent en fin de matinée ou autour de midi, par beau temps sous un soleil ardent, alors qu’elles auront déjà parcouru 40 km et maîtrisé – à la montée ou à la descente – 6400 m de dénivelé. Celles qui ont réussi à résister jusqu’ici termineront probablement la course. Des centaines de spectateurs se seront rendus à cet endroit – le plus spectaculaire de la course – à partir de Verbier, pour venir encourager les patrouilleurs par leurs
applaudissements enthousiastes.
Après la descente de la Rosablanche suit un petit col, celui de la Chaux. Pour les participants qui, à ce moment, auront déjà tous les efforts précédents dans les jambes, le défi que constitue ce dernier obstacle n’est toutefois pas à sous-évaluer.
Suit la dernière descente par le domaine skiable Les Ruinettes en direction de Verbier. En fonction de la limite de neige, il y aura lieu d’attacher une dernière fois les skis sur le sac de montagne pour atteindre le but de la course. À Verbier, un public de fidèles attend les concurrents pour exprimer son enthousiasme aux derniers arrivés avec la même ardeur réservée aux meilleurs qui auront déjà atteint le but sept heures auparavant.
Afin de vous permettre de visualiser au mieux ce parcours, le voici indiqué de façon plus visuelle sur les 4 cartes suivantes, qui retracent le tracé emprunté par les compétiteurs entre Zermatt et Verbier, agrémenté un peu plus loin du dénivelé et des données techniques.

Parcours, partie 1/4

Parcours, partie 2/4

Parcours, partie 3/4

Parcours, partie 4/4

Dénivelé et détails PDG
Il est à noter, et c’était déjà le cas lors de la PDG 2008, que chaque équipe est munie d’un GPS qui permet de suivre en direct depuis votre écran son évolution en live.
Afin de se donner une bonne idée d’une place importante du parcours, voici une vue à 360° à La Rosablanche.
Où donc se rendre en tant que spectateur ?
Zermatt : Pour les couche-tard / lève-tôt, le départ de Zermatt s’échelonne normalement de 22h00 à 3hoo, les plus rapides partant en dernier. Ce n’est peut être donc pas le meilleur endroit pour allez voir cette course de près, mais l’ambiance générale qui règne dans le cadre de cette course et le village de Zermatt méritent le détour. La ligne de départ se situe sur la place de la gare, avant que les coureurs ne traversent le village, en direction de l’église, où a lieu la présentation du parcours et l’information sur les recommandations. Les spectateurs peuvent se rendre à Zermatt uniquement à l’aide des transports publics depuis Täsch.
Arolla : Un endroit très accessible et intéressant est Arolla, d’où l’on peut voir passer en transit les concurrents de la grande patrouille ainsi que le départ de la petite vers les 5 heures du matin. Il est possible de faire une partie de la montée. Les spectateurs de la Patrouille des Glaciers peuvent accéder en voiture à Arolla. Un parking est à disposition dans le village à coté de la poste. Regardez les photos prises à Arolla lors de la PDG 2008, avec survol en hélicoptère d’une partie du parcours et repas partagé avec les coureurs.
Verbier : C’est ici l’arrivée de la patrouille. Ambiance, réceptions officielles, discours des militaires et invités triés sur le volet. Au niveau ambiance, c’est probablement le meilleur endroit pour profiter d’une confortable place et de quelques bières et saucisses… Sinon, au niveau course et émotions, à part la remise des prix, le visiteur restera peut être sur sa faim. (Je peux même vous le certifier puisque j’ai officié comme porte drapeau lors de cette remise de prix… à l’occasion d’un cours de répétition militaire, un ennui terrible !)
Sur le parcours
La Rosablanche: Accès depuis les remontées mécaniques de Verbier (qui ouvrent normalement plus tôt à cette occasion -5h du matin-).
Accès par Nendaz:
Cet itinéraire est devenu à la mode depuis l’ouverture du téléphérique du Mont-Fort. Il suffit de rejoindre le sommet de ce téléphérique depuis Siviez par Tortin, puis les téléphériques du col des Gentianes et du Mont Fort. Une fois arrivés, suivre l’itinéraire de hors-piste par le Glacier du Mont Fort depuis l’arrivée du téléphérique jusqu’au Lac du Grand Désert (2642m). Remonter la rive gauche du Grand Désert, passer à proximité du col de Cleuson avant de se diriger vers la Rosablanche.
Carte topographique : 1326 (Rosablanche)
Compter environ 3 heures 30 de montée.
685m de descente et 695m de montée
Accès par Verbier:
Monter avec les remontées mécaniques jusqu’au col des Gentianes et descendre jusqu’au plateau sous le col. Remonter en direction du col de la Chaux (2940m). Descendre le versant E du col, rive droite du vallon, jusqu’au lac du Petit Mont Fort (2764m), à contourner par la gauche. Remonter obliquement sous le Petit Mont Fort, laisser à gauche la combe du col de Louvie, poursuivre obliquement jusqu’à une combe douce qui mène à gauche au col de Momin (3003m). Passer le versant N supérieur du glacier (Grand Désert), le traverser en restant près des crêtes et monter une arête arrondie en direction de la Rosablanche.
Carte Topographique : 1326 (Rosablanche)
Arolla : Voir ci-dessus. Il est également possible de suivre une partie du parcours en raquette ou en ski rando pour encourager les coureurs dans la rude montée qui suit Arolla.